sa peinture

  Léonard de Vinci évitait d'utiliser une palette et mélangeait ses couleurs directement sur la toile, ont annoncé des chercheurs italiens. Ils ont reconstitué sa technique de travail, étape par étape, "comme si on le regardait peindre".

  En analysant "La madone au fuseau", des chercheurs de l'université de Florence affirment avoir pu déterminer tous les coups de pinceau donnés par le maître de la Renaissance pour réaliser cette peinture à l'huile. Ils en ont conclu que Léonard de Vinci ne mélangeait pas ses couleurs sur une palette, comme le faisaient ses contemporains, mais qu'il appliquait la peinture par fines couches superposées, directement sur la toile, pour créer une texture plus riche.
                          La madone au fuseau

  Léonard de Vinci a aussi inventé une technique bien particulière afin de peindre la Joconde, baptisé sfumato, du terme italien signifiant fumée. Malheureusement, les secrets de cette technique telle qu'il l'a employée pour peindre la Joconde se sont perdus dans les brumes du temps.

  Grâce à la technologie de numérisation laser 3D couleur à haute résolution mise au point à l'ITI-CNRC, le relief engendré par les coups de pinceau sur une toile prend la forme de vaguelettes ridant la mer.

 « La surface de la Joconde ne révèle aucun des coups de pinceau, déplore John Taylor. La couche de pigment est extrêmement mince et uniforme. Pourtant on distingue très bien les détails, les boucles de cheveux, par exemple. La technique du maître ne ressemble donc à aucune autre. Léonard de Vinci est un cas à part. »

  Alors, comment a-t-il réalisé son chef-d'oeuvre? M. Taylor n'a découvert aucune empreinte digitale, même si l'on pense que le maître pourrait l'avoir peint avec les doigts, comme il l'a fait à d'autres occasions. Les experts savent que la technique du sfumato suppose la superposition de couches de couleur translucides pour rendre l'impression de profondeur, de volume, de forme et de zones plus claires ou plus sombres.

« La numérisation montre que les espaces sombres tels les yeux sont effectivement plus épais, signe qu'ils consistent en une accumulation de minces couches de glacis », explique François Blais, un scientifique de l'ITI-CNRC.

  Néanmoins, la façon dont ce maître de la Renaissance a appliqué les couches de pigment et d'huile demeure un mystère.

 

  Avant la Joconde, Léonard peignait avec de la peinture à l' oeuf, technique alors bien connue et largement utilisée : il mélangeait du jaune d'oeuf et des pigments de couleur, ce qui donnait une peinture tendre mais qui séchait très vite, et donnait des couleurs plutôt ternes. Pour peindre la Joconde, il eu l'idée de mélanger les pigments avec de l'huile à la place de l'oeuf, ce qui lui donna une peinture d'une meilleure consistance avec un temps de séchage plus long, donc mieux pour retoucher, et des couleurs nettement plus vives et plus contrastées.

 

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